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Hommage à celles qu'on a négligé

Publié le par Sylvain Lambert-Virgili

On était ensemble au collège, au lycée,

C’est vrai qu’on a changé

Moi j’ai des enfants, un mari,

Et toi que reste-t-il dans ta vie ?

Tu me croyais pas destinée

A une vie sage et bien rangée

Tu m’as délaissé, j’étais perdue

Mais mon mari m’a trouvé.

Toi, je ne te reconnais plus

C’est vrai que pour toi j’étais de celles

Qui ne disent jamais non,

Une « marie couche toi la »

Dont je suis sure que t’avais oublié le prénom.

C’est sur je n’étais pas la plus jolie

J’étais juste sa copine

Celle que tu distinguais à peine,

Tu te rappelles, tu m’appelais "machine".

J’avais quelques kilos de plus,

Peut être des kilos en trop,

Et j’aimais la chaleur des garçons,

Je te l’accorde, un peu trop

Ah oui tu m’avais dit avoir eu

Des dizaines de conquêtes,

Au fait je ne les avais jamais vues,

Ah oui c’étais pendant les fêtes.

En fait je pense que j’ai été ta première fois

De celles qui comptent mais pas tant que ça.

C’est vrai je n’étais pas de celles

A qui tu faisais ta parade d’amour,

Moi j’étais juste celle

Qui était toujours d’accord,

Tu te rappelles, tu venais chez moi

Mais dés le lendemain,

Quand on était en public,

Tu fuyais ma main.

Quand on s’embrassait

Toujours loin des regards,

T’inquiète je savais pourquoi

Pour qu’on ne puisse nous voir.

Moi je fermais les yeux

A pourfendre mes paupières

Et toi tu guettais

Alors tu les gardais ouverts.

Pourtant je le savais

Il ne fallait pas que je m’attache

Toi surtout tu voulais

Pas que ça se sache,

Mais quand t’étais dans mes bras

Ton murmure essoufflé,

C’était bien à moi

Qu’il était destiné.

Enlacée contre toi à respirer ta peau,

Je le sais, je l’affirme, tu m’aimais mon salaud.

Certaines tombent amoureuses,

C’est pour ça qu’on les élève,

Moi je tombais amoureuses

Comme on tombe d’une chaise.

Tellement fier de l’avoir fait,

Tu vantais ton expérience,

Ma pudeur tu abandonnais,

Pour ton prix d’excellence.

Je n’étais que sources de tes balivernes,

Tu te croyais viril petit homme des cavernes.

D’avoir pour moi un seul mot de tendresse,

T’apparaissais, la pire des faiblesses,

Toi le fier à bras

Qui parlait en expert,

T'oubliait que dans mes bras,

Tu faisais moins le fier.

Mais to,i tu aurais eu besoin que je te console,

T’ignore la solitude que rien ne console.

Alors souffre aujourd’hui que je sois heureuse,

Pendant que pour ta part dans ta nébuleuse,

Tu n’as plus de certitude en ton sein,

Pendant que mon mari désormais s’occupe des miens.

Je suis contente de t’avoir vu,

Je ne suis pas rancunière,

Aujourd’hui, tu es un homme perdu

Et à moi la place de première.

A Sandrine B, Patricia B, Sandrine C, Nathalie L, Isabelle, Karine, Nathalie D, Laurence, Stéphanie, Corinne, Patricia, Sabrina, Claudia L, Flore J, Isabelle S, Laurence D, Frédérique P, Fatima, Nathalie D, Dean B, Corinne G, Chrystelle L, Isabelle L, Christine, Helene, Maria, Pascale, Florence, Severine B, Roselyne A

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