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"Une promenade en forêt"

Publié le par Sylvain Lambert-Virgili

Lorsque je ferme les yeux à demi-éveillé,
mon esprit futile aime à vagabonder,
j'imagine par un après-midi d'une belle journée,
une escapade coquine, une promenade en forêt.

Nous marcherions du même pas la main dans la main,
comme de jeunes amants sans peur du lendemain,
le soleil se reflèterait sur notre peau au hâle discret,
la chaleur intense de l'extérieur en nous se dissiperait.

Tu porterais une robe légère au coton transparent
lorsque les rayons de Râ se feraient très empressant,
puis nous nous installerions autour d'une table, sur un banc,
pour retrouver ensemble l'envie de jeunes adolescents.

On s'embrasserait ainsi des minutes durant,
nos mains se joueraient de nos corps en pianotant,
pour augmenter ce feu intérieur qui bouillonnerait en nous,
qui nous donnerait l'envie de nous livrer sans tabous.

Dans cette parenthèse d'évasion,
tu attiserais toutes mes passions,
me rendrais fiévreux d'un doux effeuillage,
ôtant peu à peu tes dessous sans ambages.

Tu laisserais entrevoir ta douce nudité,
par transparence, en toute fluidité,
indifférente au regard des badauds,
d'espions discret sous ce tendre halo...

Nos corps reprendraient ensuite leur danse,
ils s'emmêleraient comme pour entrer en transe,
petit à petit tu te livrerais ainsi bout à bout,
tu t'abandonnerais aussi sans plus de tabous.

Oubliant semble t-il tout ce qui t'entoure,
pour une continuelle parade d'amour,
nos langues peu à peu se dévoileraient
pour goûter le plus profond de nos intimité.

Tu t'allongerais ensuite sur la table en lit de fortune
pour que l'interconnexion n'ait de gêne aucune,
nous ferions ainsi l'amour avec fracas, avec échos,
celui que l'on ressent, celui qui livre ce qu'il a de plus beau.

Si par hasard lors de notre entretien,
d'autres caresses se faisaient sous d'autres mains,
tu laisserais agir pour ton plaisir et pour le mien,
tu te laisserais envahir jusqu'au bout de tes seins.

Car tu sais que seul de moi proviendra l'éclair,
le jaillissement de comètes non éphémères,
qui clôturera cette étreinte presque animale,
par le plus magnifique bouquet final.

Nous resterions ensuite étendu sans superflu,
nos corps n'osant se toucher de peur de réveiller le nu,
comme envahis par cette après-midi de juillet,
comme envoutés par cette promenade en forêt...

Une douce complainte de l'envie des corps qui se démontre lorsque l'amour se fait plus fort.

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