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"Je t'écris ce soir de Villefranche..."

Publié le par Sylvain Lambert-Virgili

En t’écrivant ce soir de Villefranche
Mes yeux ne sont plus étanches
C’est moi qui pourtant a provoqué l’absence
En espérant pourtant une dernière chance.
Mon cœur si léger était si lourd dans la balance..
Si je prends la plume ce soir de Villefranche
C’est pour te conter ses couleurs qui tranchent
Excuse moi d’avoir agit sans réfléchir
Pour t’avoir tant déçu, je devais repartir.
Si je suis seul dans les rues de Villefranche
C’est l’âme rêveuse sur nos souvenirs, je m’épanche
Au loin, on entend une corne de brume
La mer sur les rochers se fracasse, s’écume,
J’aimerai tant que mes lignes ne soient posthumes.
Elles sont pourtant si belles les nuits de Villefranche,

Ton regard et ta voix me manquent, je flanche
J’aimerai tant que tu reviennes
Avoir droit à une autre fin, un je t’aime
Je ne suis pas libre sans toi
Même dans ce Villefranche à moi.
J’habite un appartement sans âme
Que me loue une vieille dame
Des meubles épars et des murs blancs
Me renvoient le manque de ton sang.
Aucun rideau ne bouche les persiennes
L’attente surement que ton regard me revienne
A deux pas l’église sonne parfois le tocsin
Me rappelant la dernière fois ou tu me tins la main.
J’aimais tant pourtant l’écrin d’azur
et ce soleil qui s’abat sur les masures

C’est pourtant si beau Villefranche

Mais mes yeux ne sont plus étanches.


Cela a fait un an en février
Que la douleur t’a emporté
Pourquoi n’avons-nous pas eu une dernière danse
Un jour de plus, un jour de chance.
Il y eu beaucoup de monde pour t’accompagner
Il y a un an en février
Ils sont venus en nombre pour toi
Te dire un mot une dernière fois.
Passer à autre chose, se raccrocher aux branches

Je ne le peux même à Villefranche
Depuis passent les jours et les semaines
A me ressasser mes erreurs, ma rengaine

J’écoute chaque nuit ta voix enregistrée
On, Off, Rembobiner
Tes images sont fixes, il manque ton regard
Mais quand je ferme les yeux dans le soir
Mes rêves nous accordent un nouveau départ.
Seul dans ce grand lit, mes pensées me glacent
Puis je transpire, j’étouffe, je touche ta place
Et devant le manque de toi
Les nuits de Villefranche restent sans voix
Les nuits de Villefranche me laissent sans toi.


Si je t’écris ce soir de Villefranche

C’est que mon cœur et mes yeux s’épanchent
J’étais fou, je me suis mal conduit
Et c’est toi qui en a payé le prix.
Je ne supporte plus mon reflet dans la glace
Même à Villefranche rien ne t’efface.
Avec toi ma vie avait des chaines
Sans toi, ma vie n’est plus que peine
Pourquoi m’as-tu tant aimé malgré tout
Au fond je n’en valais pas le coup.
Il sonne minuit ce soir à Villefranche
Mon amour revient avec moi sur notre branche
Je sens petit à petit que mes forces m’abandonnent
C’est le printemps, mais je suis en automne.
Alors mes yeux se lèvent vers les étoiles
Sur la rade, la tienne luit, lève le voile
Il se fait tard sur Villefanche,

Mes yeux à tout jamais ne sont plus étanches.

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