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Ne part pas

Publié le par Sylvain Lambert-Virgili

Ne part pas
Je sais que tu l’aime, reste là
Papa, ce n’est pas de l’amour quand on s’enfuit
Maman, c’est elle la femme de ta vie
Alors ne part pas

Comment faire pour vivre sans toi
Sans un au revoir, en pleine nuit

Quand on s’endort avec nos peurs
On espère au réveil qu’il sera là
Sait-il qu’il est aussi le gardien de nos cœurs
Chaque matin, même rengaine pour nous
Il s’est échappé, il s’en fout

Tu joues avec notre bonheur
Ne pensant qu’à tes envies, ton toi
Imagines-tu un peu notre douleur
Là où te mènes tes pas
Penses-tu à nous, un peu, papa ?

On imagine à quoi ressemble ta vie
On a tant de mal à vivre sans toi
Depuis que tu es parti, un peu trop loin d’ici
Papa, sais-tu que tu fais une connerie ?
Car la vie ce n’est pas de ne penser qu’à soi
On aimerait tant que tu reviennes cette nuit…

Quand on s’endort avec nos peines, nos rancœurs
On espère que le cauchemar s’arrête là
Au petit matin, il ne reste que la tiédeur
D’une vie devenue bancale
Depuis qu’il a porté le coup fatal

Arrête de jouer au loto avec ta vie
Car, nous ne sommes plus là pour te sauver
Comme le jour où tu restais presque sans vie
Parfois, la vie il faut l’affronter
Papa, ce n’est pas une raison pour tout bousiller…

 

Même si la nuit s’est invitée sur nos cœurs

Même si nous n’avons plus tout ce qu’elle a
Arrête d’agir comme un enfant gâté, un cambrioleur
Que feras tu quand elle te jettera ?
Papa, un jour tu reviendras

Papa, je t’en prie ne pars pas

Penses à mon sourire, dans tes bras
Ne penses pas qu’à toi

Arrête ton cinéma

Papa, je t’en supplie ne part pas
Je hais le temps qui file sans toi
On est surs qu’au fond de toi
Tu sais qu’un jour tu reviendras

Papa, allez viens, ne part pas
Pense à lui, à elle et à moi
Tu ne sais même pas où tu t’en vas
Putain qu’elle était longue cette nuit là

Papa, cette nuit tu es parti
Nous, on reste avec la femme de ta vie
Tu t’es barré, presque comme un voleur

Fuyant nos regards, notre chaleur
Papa, as-tu seulement pensé à nous ?
Que tu n’auras plus nos bras autour de ton cou…

Papa, sais-tu que chaque nuit, on a peur,
Que sur un trop plein de fierté, tu suicide ton cœur
Papa, sais-tu que chaque soir, maman parle de toi,
Que pour lui, pour elle et pour moi,
On ferait comme si cela n’avait jamais existé

Si sur le chemin des remords, tu revenais…

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